Le syndrome de la page blanche

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Le syndrome de la page blanche

Vous connaissez le syndrome de la page blanche ?

« Ce phénomène peut être dû à la volonté tellement grande de faire une œuvre parfaite, que toute idée qui vient à l’esprit de l’auteur lui paraît systématiquement mauvaise, de telle sorte qu’il devient alors impossible pour lui de commencer ou de compléter son œuvre. Il peut se traduire par un abandon de l’auteur ou une période de dépression au cours de laquelle il perd totalement confiance en lui. »
( Wikipédia)

C’est exactement ce que je suis en train de vivre… dans ma vie professionnelle.

Bon, je n’irais pas jusqu’à dire que je suis au bord de la dépression, n’exagérons rien. Mais j’ai ce sentiment permanent que ma vie ne m’appartient plus, que je ne la contrôle plus. Je sacrifie de longues journées à mon travail, et pourquoi ? À quoi bon ? Se nourrir ? S’épanouir ? Mon travail tient les rênes de mon existence toute entière, voire pire : mon travail tient mon existence par les couilles. Et toujours la même question : à quoi bon ?

Alors oui, je pars en week-end à l ‘improviste, j’achète des billets d’avions et réserve des chambres d’hôtels sans me soucier du prix, je bois du bon vin et possède de jolis sacs à mains. Et après ?

À 20 ans, je n’avais pas un sou. À 30 ans, je n’ai le temps de rien, pas même de dépenser l’argent que je gagne. Et la pensée suivante m’obsède: qui me dit que je ne serai pas morte avant d’avoir enfin trouvé le temps ? Doit-on attendre d’avoir de cheveux gris, soixante années bien tassées et un Alzheimer qui vous guette pour décréter que, ça y est, on peut enfin profiter de la vie ?

 

Le fil rouge positif, le hobby, mon échappatoire durant plus de 10 ans (oui, je sais, on vieillit…), a été, on and off (plutôt off ces deux dernières années), d’écrire, de bloguer… sur la mode, mon mariage, la beauté, le business, la vie, tout et rien. Du coup, si on recommençait ? Ne plaquons rien sur un coup de tête, du moins pas aujourd’hui, et offrons nous de nouvelles perspectives créatives ! S’échapper par le texte et j’ose espérer le partage, sera probablement plus salvateur que de se creuser les méninges à tenter de résoudre des problèmes existentiels, non ? Et puis, peut-être que je ne le ferai pas toute seule, qui sait !?

À bientôt donc !

Marie, Thirtynager, first of her name

  1. J’adore cet article… une belle introduction!
    J’ai svt les mêmes idées…le temps filent trop vite… à peine le temps d’apprécier les bons moments… tjs dans la course, vivre à 1000 à lheure…

    • Merci ! et oui c’est l’air du temps, mais si on en prend tous conscience, les choses iront peut être vers le changement qui sait !?

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